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Street Art de la gare de l'est à Bastille et Exposition "Loading Art"

  • Photo du rédacteur: Florence Legrand
    Florence Legrand
  • 13 mai 2024
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 mai 2024

Vendredi 26 avril mars, le temps étant enfin avec nous, c'est avec un soleil timide mais bien présent que nous nous sommes retrouvés, une bonne dizaine, en milieu de matinée à la gare de l'Est.

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Nous avons suivi un itinéraire proposé dans le guide du "Street Art à Paris" aux éditions alternatives, le but étant de découvrir un maximum de peintures sur les murs parisiens dans notre périple, mais aussi de sentir l'ambiance des quartiers traversés. Cet art urbain est bien éphémère par essence puisque j'avais reconnu cette balade début mars, et qu'une partie des œuvres étaient déjà remplacées par d'autres, et les photos du guide bien éloignées de la réalité. Quand cela est possible, j'ai mis en regard les 2 peintures dans les photos de cet article pour souligner ce propos.

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Nous commençons par l'ancien couvent des Récollets qui abrite aujourd'hui l'ordre des architectes. Ces murs extérieurs sont utilisés pour des expositions photos que nous admirons au passage.


Première peinture sur un mur d'école dans la rue des Récollets. Deux styles bien différents se sont succédés, la première à gauche, et celle lors de notre visite de groupe à droite.



Jusqu'au canal Saint Martin, les peintures que nous croisons sont plutôt assez endommagées : je publie donc les photos prises mi-mars 2024.


En bordure du canal Saint Martin, en accès par la rue Jean-Poulmarc'h, se trouve le mur de la pointe Poulmarc'h, un des sites de graff les plus importants du quartier, mais rien de transcendant pour cette fois (ni la fois d'avant d'ailleurs, car le bâtiment était en rénovation). N'empêche que ce coin est une "bulle de printemps" en cette saison. j'adore !


Nous trouvons aussi, comme un jeu de piste, des petits aplats en haut des murs (souvent à côté des plaques de rue) de gymnastes avec les symboles des jeux olympiques. Il s'agit de réalisations de l'artiste MarieNelly

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Nous continuons notre périple, le long de l'hôpital Saint-Louis. Au bout de la rue Bichat, sont accrochée tout un tas de photos d'enfants ou de personnes dans des tenues originales, qui égayent le mur.


Nous remontons ensuite la rue Alibert où tout le mur de l'école Parmentier, dit mur de l'amour (gérée par l'association les3murs) est peint avec une fresque de méduses.


On s'éloigne sur la droite de cette rue pour rejoindre la rue Jacques Louvel-Tessier où une gigantesque fresque sur le sport nous interpelle : une de mes préférées sur ce parcours. A l'angle une ruelle (la rue d'Aix) comporte un certains nombre de tags lettrés plutôt bien réalisés.

Nous retournons sur nos pas pour remonter vers l'hôpital Saint Louis pour rejoindre un coin intéressant composé de la rue Jean-et-Marie-Moinon, et de la rue Sainte-Marthe avant de s'engager dans la rue Saint Maur que nous remontrons jusqu'à Oberkampf.

A l'angle de la rue Sambre-Et-Meuse et la rue Sainte-Marthe, un mur également géré par l'association des 3 murs, à 1 mois et demie d'intervalle !

Un gros coup de coeur pour la nouvelle oeuvre devant laquelle, nous faisons notre photo de groupes.

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Nous croisons quelques façades originales ou hors du temps. Celui en haut à droite est la réalisation de "the art people Paris 22", street artists espagnols.


De belles surprises nous attendent à certains croisements de la rue Saint-Maur, à commencer par une peinture/collage de FKDL :

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Une très longue fresque est peinte sur la gauche dans la rue de la Fontaine au Roi, mais on a retenu cette réalisation manifestement très récente de Cannibal-Letters, et très précise qui comme toute son oeuvre est centrée sur la "Lettre" (voir le détail du journal !) :

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J'avoue, j'aime bien, même si au départ, je ne suis pas fan des têtes de mort, mais ces dessins issus du monde de la BD, sont surprenants, amusants.


Nous arrivons au croisement avec la rue Oberkampf où sur la gauche, une artiste américaine, Lady Pink, est en train de s'exprimer sur un mur : C'est le MUR Oberkampf géré par l'association du même nom. Les artistes s'y succèdent toutes les 3 semaines comme le serait une affiche publicitaire. Le catalogue des oeuvres disponible sur le site de l'association est superbe, et pour le moins éclectique. Ci- dessous, encore une fois le mur mi mars, et fin avril 2024.


Après un repas Thaï, dans la 2ème partie de la rue Oberkampf, de l'autre côté de l'avenue de la République, nous reprenons notre périple, en passant devant le Bataclan. Sur notre chemin, nous croisons une mosaïque de Invader (fin du premier tronçon de la rue Oberkampf, en hauteur). La laverie juste à côté du Bataclan est aussi très joliment illustrée (photo de droite)


Mais c'est dans le passage Saint Sébastien que nous découvrirons les plus belles oeuvres de cette fin de parcours qui, ici aussi, se renouvellent avec un avant/après:

Les 2 peintures du dessus (thème totem : animal/humain) sont de AkElo, c'est une jeune artiste peintre franco-russe. On retrouve beaucoup, le visage d'une aviatrice dans ses peintures, mais aussi beaucoup de visages d'origine africaine. Je trouve cela très beau !

Sur les 2 peintures du dessous toutes les 2 réalisées par Djalouz, on voit l'ébauche du dessin finalisé à droite.

Pour finir cette promenade, quelques collages découverts entre rue Amelot et boulevard Richard Lenoir :


Puis nous rejoignons le grand palais immersif sous l'opéra Bastille, pour continuer notre plonger dans le monde du Street Art, puisque l'exposition "Loading, l'art urbain à l'ère numérique" ,en cours, a pour objectif de revenir sur la génèse de l'Art Urbain, et montrer ce qui est possible avec l'avènement des technologies digitales comme le pilotage de drones. Mais aussi, tout simplement, d'illustrer qu'une oeuvre a 2 vies, une in-situ dans la rue, et une vie "digitale" via les réseaux sociaux (ou une exposition dans un musée !) qui lui donneront d'ailleurs plus de pérennité.

Tout a démarré à New-York dans les années 70, avec notamment les trains, comme terrain de jeux pour les graffeurs. On est, en premier lieu, plongé dans cet univers à travers un film projeté à 360°. A partir des années 80 c'est l'expansion mondiale, et notamment en Europe, les styles aussi se diversifient : certains artistes sont attachés à la "lettre" (les tagueurs), et à la représentation figurative, quand d'autres vont vers l'abstraction. Les artistes s'emparent des murs des grandes villes et signent leurs oeuvres (tag).

Avec le temps, les artistes de la rue se font porteur de messages de contestation, et cherchent à éveiller les consciences. Les moyens techniques se diversifient, et on voit apparaître l'emploi de collages, stickers, pochoirs, mosaïques, etc.. Ces artistes revendiquent le droit à des espaces de liberté visuelle, alors que la majorité des espaces est occupée par de la communication commerciale. En réponse, ils saturent l'espace de leur propre tag. On peut citer Invader, AK47 ou Zevs.

L'avènement d'internet aux débuts des années 2000 a révolutionné l'art urbain, le faisant passer de l'ombre à la lumière. En effet, il a d'abord été graffiti, interdit, secret, réprimé et visible à petite échelle en contemplation directe uniquement, pour être de nos jours accessible massivement en quelques clics via le web, devenant ainsi du "Screen Art" (Olivier Landes). Ce propos est parfaitement illustré par le site du MUR d'Oberkampf que nous avons vu lors de notre promenade du matin, et qui permet de découvrir l'historique des peintures sur ce même mur.

Pour finir notre visite de l'exposition, nous avons joué à créer des tags qui sont projetés sur le mur. Admirez nos oeuvres !

Bon, c'est pas donné à tout le monde d'être artiste, Isabelle B a fait mieux que moi, mais on s'est bien amusés !




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